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29/11/2013

L’autre comme alphabet, par Françoise Neveu

Pour communiquer avec l'auteure : email | Françoise Neveu est adhérente de Femmes 3000 en Ile de France.

L’autre comme alphabet

Françoise Neveu

Peut-être l’autre peut-il aussi s’habiller comme un alphabet.

Nous apparaître comme alphabet.

Peut-être la lecture, si cet enfant s’en empare ainsi et si adulte il arrive qu’elle plaise tellement, est-elle d’emblée un accès à l’autre ?

Peut-être le signe, tracé, dessiné, écrit sur les murs, à l’écran ou sur le papier, est-il d’emblée un signe que nous ferait quelqu’un d’autre pour nous dire : « Hey ! Ecoute ! Ecoute-moi, j’ai quelque chose à te dire », quelqu’un d’autre de l’autre côté de la rue qui nous fait un signe de la main et qui a quelque chose à nous donner.

Avant même qu’on sache quoi.

Avant même qu’on sache de quoi il s’agit, un signe tracé est la marque, indubitable, inébranlable, dont on ne peut plus en aucun cas douter, de l’existence de quelqu’un d’autre. Quelqu’un d’autre que moi avec qui, d’emblée je vais pouvoir converser ; même en silence ; même en n’en parlant à personne d’autre.

Nous avons même cette certitude, puisque c’est nous qui le lisons, c’est nous qui interprétons le signe, c’est nous et nous seuls qui lui attribuons, réinjectons un sens, son sens, nous sommes certains que c’est à moi et à moi seul, sans aucune forme de confusion possible à cet instant même, que cet autre comme un signe s’adresse.

Lorsque je lis le signe de l’autre, le signe écrit par l’autre, le signe tracé par l’autre, sa trace, je suis certain d’être moi.

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20/08/2013

Ces femmes qui font l'Europe (10) : Rencontre avec Laurence AUBRON, fondatrice d’EuradioNantes, Eur@dioNantes, l’Europe vue d’une autre oreille

Bando Ces femmes qui font l'Europe v2.jpg

Eur@dioNantes, l’Europe vue d’une autre oreille
Rencontre avec Laurence AUBRON, fondatrice d’Euradionantes

Lorsque l’on réfléchit aux femmes qui font l’Europe, on pense tout d’abord aux femmes politiques car elles ont le pouvoir de faire changer les choses, puis aux citoyennes, car elles sont les premières concernées au quotidien par les avancées de l’Europe.

On pense ensuite aux femmes des médias chargés de faire comprendre d’informer, de relayer vers l’opinion publique, et peut-être même de prendre position …

Mais quel type  de média choisir ? Un média existant avant l’Europe et qui développe une rubrique sur ce sujet ? Un média d’un des pays européens pour mieux suivre son actualité et  ses engagements au  sein de l’Europe ? Ou un média créé dans une dimension européenne ?

C’est en fait ce dernier type que j’ai choisi de vous faire découvrir : une radio, dont le siège est à Nantes et qui ne compte pas moins de 20 nationalités en son sein.

Son nom, Eur@dioNantes, dit tout, et son slogan « L’Europe vue d’une autre oreille », aussi.

Laurence AUBRON.jpgRencontre découverte avec la fondatrice de cette radio un peu spéciale, Laurence AUBRON.

Fabienne PREVOT : Laurence, Tu peux nous parler un peu de ton parcours ? 

Laurence AUBRON : Je suis arrivée tard à la radio, mon parcours n’est pas linéaire. Je viens d’un milieu populaire où il faut travailler pour payer ses études. Je devais initialement être prof d’anglais. Après avoir loupé le bac, je suis partie aux Etats-Unis quelque temps. A mon retour, je fais des jobs saisonniers dans la région (récoltes, serveuse, ...). Et puis je me dis : « Ce n’est pas possible, je ne vais pas passer ma vie à  être serveuse ! »

Je dis alors à ma mère : tu as raison je vais repasser le bac, c’est compliqué mais c’est possible. Je l’obtiens et puis je cherche un job.

Un jour, tu traverses un couloir et tu entends qu’au bout de ce couloir, il y a une radio associative qui émets, tu ouvres la porte, et là tu découvres que c’est juste tout ce que tu veux faire. Et tu te dis : je veux faire ça ! Voilà comment je suis arrivée chez Jet FM !

C’est ce que, inconsciemment, tu as toujours rêvé de faire : tu as trouvé ta voie !

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13/08/2013

Ces femmes qui font l'Europe (9) : Ania GUILLAUME PABIS, artiste peintre, un hymne à la beauté

Bando Ces femmes qui font l'Europe v2.jpg

Ania Guillaume Pabis est une artiste d'origine polonaise installée à Monaco et reconnue internationalement.

Jacky Morelle nous en trace le portrait ci-dessous. Elle l'a également interrogée sur sa relation à l'Europe.

Ania, tu es reconnue internationalement en tant qu'artiste. Que représente l'Europe pour toi en termes d'opportunités ?

AGP : Depuis ma petite enfance je suis Européenne. J'ai vécu en Pologne, en Tchécoslovaquie, en Angleterre et surtout en Belgique. Pour moi, l'Europe a toujours été une unité en soi grâce à  ma vie dans tous ces pays.

Ya -t-il des pays européens qui apprécient plus particulièrement tes œuvres?

AGP : J'expose beaucoup au Japon (mais ce n'est pas l'Europe!!!). En Europe, c'est surtout la sensibilité des personnes qui me poussent dans une voie ou dans une autre.

S'il y avait une chose à faire pour rendre l'Europe plus accessible aux yeux des citoyens, quelle serait-elle?

AGP : En général les artistes voyageaient et voyagent toujours beaucoup... Pour les jeunes, on a créé Erasmus, ce programme d'échange d'étudiants et d'enseignants entre les universités et les grandes écoles européennes. Les étudiants peuvent effectuer une partie de leurs études dans un autre pays européen. Il faudrait penser à envisager une chose similaire pour nos dirigeants politiques.

Portrait d'Ania Pabis Guillaume par Jacky Morelle

ANIA GUILLAUME  PABIS 2.JPGAnia Guillaume Pabis est d’origine polonaise. Grâce à une grand- mère peintre et une mère passionnée par la nature, elle a appris très jeune à rapprocher le beau naturel et le beau artistique.

Ania est à la fois sculpteur, peintre et céramiste. Ses œuvres ont été exposées en France, en Belgique, en  Pologne, en Chine et au Japon. C’est une grande artiste internationale.

Sa peinture est un hymne à la beauté. L’influence orientale est évidente dans les vagues géantes sur fond d’or et la sinuosité des troncs d’arbres. C’est pour elle une manière d’attirer l’oeil du spectateur et de l’entraîner dans son univers fait de rêves, d’idées, d’âme et d’infini. Ses toiles sont de véritables bouffées d’émotion. La contemplation de ses œuvres déclenche en nous l’amour du beau. Ce qui est beau touche, charme et transporte.

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